020 - Tripitaka en difficulté à la Crête du Vent-Jaune
Livre IV- La capture de Porcet
Résumé du chapitre 20/100
La Tang Sanzang rencontre des difficultés sur la crête du Vent-Jaune,
Porcet finit par terrasser le tigre de l’avant-garde du Vent-Jaune
Illustration de Chen Huiguan 1952 - édition chinoise de Pèlerinage vers l'Ouest - Les pèlerins arrivent à la Crête du Vent-Jaune, à n'en pas douter le souffle du vent n'est pas céleste.
Le Dharma (1) naît dans l'esprit,
Il est à son tour détruit par l'esprit.
De qui viennent la vie et la mort ?
Décidez vous-même,
Si tout venait de votre propre esprit.
Sanzang et ses disciples, Singet et Porcet, marchent depuis une demi-journée et atteignent une montagne. Alors qu'ils regardent les crêtes, ils entendent un tourbillon s'élever (2). « Ce n'est certainement pas un bon vent, il ne vient pas du ciel », remarque Porcet. Singet. « Il sent le vent du tigre ou le vent du monstre. Il y a vraiment quelque chose de suspect là-dedans. » (3) Avant que les mots ne sortent de sa bouche, un féroce tigre rayé bondit au pied de la pente, la queue en cisaille et se précipitant sur eux. Singet essaie de l’attraper par la queue. « C’est vrai, il y a un soupçon d’odeur fétide, il s’agit d’une créature maléfique. » Porcet jette alors les bagages, saisit son râteau à 9 dents et rugit : « Maudite bête, où vas-tu ? » Le tigre se dresse sur ses pattes arrières et, d'un coup de griffes de la patte avant gauche, se déchire la poitrine et arrache sa peau. En étendant sa peau sur un rocher ayant la forme d'un tigre accroupi, la bête sanguinolente, hurle : « Doucement, doucement je ne suis que l’avant-garde du grand roi Vent-Jaune, j’ai pour mission d’attraper quelques individus passant par-là, pour lui servir d’amuse-gueule ».
A ce moment, Porcet et Singet ne se doutent pas le tigre d'avant-garde du monstre du Vent-Jaune est l'Esprit-Tigre pour mieux duper ses adversairesIllustration de Chen Huiguan (1952) - édition chinoise de Pèlerinage vers l'Ouest - Le combat avec le tigre d'avant-garde des troupes du Vent-Jaune ne laisse rien présager de rassurant...
Terrifié, au point de perdre l’équilibre, par la hargne du Tigre face à des moines chargés d’une mission céleste, mais aussi par le risque d'être avalé par le monstre du Vent-Jaune, Tang Sanzang culbute de sa monture et s’aplatit au bord du chemin. Ses deux acolytes le mettent hors de portée du Tigre. Singet continue à s'acharner sur la peau recouvrant le rocher en pensant rouer de coups son ennemi. Pendant ce temps, le monstre Tigre abandonne son apparence trompeuse. Recourant au stratagème de la cigale dorée qui abandonne sa chrysalide, il se transforme en tornade, se dirige vers le chemin où Sanzang, tout tremblant de peur, récite le Soutra du Cœur. Il attrape le pauvre Tripitaka et l’emporte d'un coup de vent. Sans tarder, Porcet et Singet se rendent à la grotte du monstre Vent-Jaune pour tenter de libérer leur maître. Porcet se cache et capte à l'entrée de la grotte une conversation entre le Tigre qui vient de faire cesser la tornade et le portier : ce dernier doit faire savoir au roi de Vent-Jaune la nature divine du moine capturé et les pouvoirs magiques exceptionnels de ses acolytes rencontrés à mi-pente de la crête des Monts jaunes. En retour l'ogre Vent-Jaune donne l'ordre de faire entrer le Grand Tang dans la grotte : "il ne sera pas mangé immédiatement". Mais il est bel et bien fait prisonnier et ligoté.
Singet et Porcet redescendent de la grotte pour en finir avec le Tigre d'avant-garde de Vent-jaune afin de libérer leur maître. Arrivés devant la peau du Tigre d'Avant-garde les deux disciples comprennent, mais un peu tard, sa supercherie. Pendant ce temps, Vent-Jaune envoie le Tigre d'avant-garde - en chair et en os - avec une troupe de 50 monstres affronter le Roi des Singes, alors que Porcet fait pètre le Dragon Cheval Blanc de Tripitaka à mi-montagne. Attiré par les hurlements monstrueux des hordes aux trousses de Singet, armé de sa redoutable trique, Porcet apreçoit un instant le Tigre d'avant-garde. Il laisse à l'abri le cheval du maître et prenant de revert le Tigre, Conscient-de-ses-capacités, d'un coeur sincère, lève son rateau et l'abat d'un coup fatal : de neuf trous coulent le sang frais et la cervelle. Pour être plus sûr, l'Idiot, pose le pied sur le dos du Tigre, fait tournoyer son rateau et recommence l'opération funeste. Singet dit à Porcet : " C'est vraiement ce qu'il fallait faire, frangin "
Si vous ne savez pas si nos deux complices arriveront à soumettre le monstre du Vent-Jaune et délivrer le moine chinois, alors écoutez ce qui suit.
Sous les regards croisés de la Grande Goule et du Petit Curieux...
en cours de rédaction finale..